Cette page aide à organiser une visite de Boukhara sur une ou deux journées. Un itinéraire bien conçu permet de découvrir les principaux monuments, bazars, coupoles marchandes, médersas, mosquées et galeries, tout en gardant du temps pour les promenades, l’artisanat et la cuisine locale.
Boukhara s’intègre facilement à un circuit culturel, historique ou d’aventure en Ouzbékistan, ainsi qu’à un voyage plus large en Asie centrale associant le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan ou le Turkménistan.
Histoire
Boukhara attire depuis des siècles voyageurs, savants et marchands. Les caravanes circulant entre la Chine, l’Europe et le monde arabe y transportaient des marchandises, mais aussi des idées, des savoirs et des traditions. Ce brassage se reflète dans l’architecture et l’identité culturelle de la ville.
Aussi ancienne que Samarcande, Boukhara possède plus de 2 500 ans d’histoire urbaine. Elle prospéra aux IXe et Xe siècles sous les Samanides. Moins centrale à l’époque de Tamerlan, elle retrouva une grande importance comme capitale du khanat de Boukhara sous les Chaybanides.
Considérée comme l’un des grands centres de l’islam en Asie centrale, Boukhara accueillit aussi d’autres communautés religieuses. Une synagogue témoigne encore de la longue présence juive dans la ville.
Boukhara fut également une ville de poésie et de savoir. Des figures comme Avicenne et Roudaki contribuèrent à son rayonnement. Aujourd’hui encore, ses habitants sont fiers de leur patrimoine et de leurs traditions d’accueil.
Que voir à Boukhara?
Les visites peuvent être adaptées à différents centres d’intérêt: architecture, histoire préislamique ou islamique, coexistence des religions, artisanat, gastronomie ou vie quotidienne.
Citadelle de l’Ark
Résidence des derniers émirs de Boukhara, la citadelle de l’Ark remonte au moins au Ve siècle. Elle est mentionnée dans l’Histoire de Boukhara de Narshakhi. Cette forteresse abritait le palais, des institutions administratives, des ateliers, une bibliothèque et des prisons.
Sa bibliothèque fut consultée par de grands savants, tandis que la cour du trône et les anciennes cellules rappellent le pouvoir des émirs.
Mausolée des Samanides
Édifié autour de l’an 905, le mausolée d’Ismaïl Samani est l’un des plus anciens monuments conservés de Boukhara. Le souverain samanide le fit construire pour sa famille.
Son architecture sobre et raffinée repose sur un remarquable appareil de briques cuites. Certains motifs rappellent des symboles antérieurs à l’islam, notamment zoroastriens.
Mausolée Tchachma Ayyoub
La source Tchachma Ayyoub, ou « source de Job », est associée au prophète biblique. Selon la légende, Job aurait frappé le sol de son bâton pour faire jaillir de l’eau dans cette terre aride. Les habitants attribuent encore à la source des vertus bienfaisantes.
Ensemble Po-i-Kalyan
Depuis plus de huit siècles, le minaret Kalyan domine la silhouette de Boukhara. Il servait à la fois de repère urbain, de tour de guet et de minaret. Une célèbre légende raconte que Gengis Khan, impressionné par sa hauteur, aurait ordonné de l’épargner lors de la destruction de la ville.
La mosquée Kalyan, achevée au XVIe siècle près du minaret, pouvait accueillir plusieurs milliers de fidèles. Avec la médersa Mir-i-Arab, elle forme l’un des ensembles architecturaux les plus emblématiques d’Asie centrale.
Médersa d’Oulougbek
La médersa d’Oulougbek est le principal monument de Boukhara datant du règne de ce souverain astronome. Sa façade rappelle que la recherche du savoir est un devoir. Les étudiants y apprenaient l’arabe, la géométrie, l’astronomie et les sciences religieuses pendant de longues années.
Sitorai Mokhi Khossa
À quatre kilomètres au nord de Boukhara se trouve la résidence d’été des derniers émirs. Construite entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle, elle mêle architecture locale et influences européennes.
Le spectaculaire Salon blanc associe miroirs et décors de ganch sculpté. Les salles de réception, les jardins et les anciens appartements donnent un aperçu de la vie de cour à la veille de la période soviétique.
Liabi-Haouz
Le bassin de Liabi-Haouz est l’un des lieux les plus animés de la vieille ville. Habitants et voyageurs viennent profiter de l’ombre des mûriers, des fontaines, des cafés et de la fraîcheur du soir.
L’ensemble comprend la khanqah et la médersa Nadir Divan-Begi ainsi que la médersa Koukeldach. Dans le parc voisin se dresse une statue de Khodja Nasreddin, héros populaire connu dans toute l’Asie centrale pour son humour et son esprit.
Médersa Koukeldach
Avec ses nombreuses cellules, la médersa Koukeldach comptait parmi les plus grandes écoles religieuses de Boukhara. La médersa Nadir Divan-Begi voisine se distingue par les oiseaux et animaux fabuleux ornant son portail. Des spectacles folkloriques et défilés de créations textiles sont parfois organisés dans ce secteur.
